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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

LE CHIFFRE 4



                                              Quatre coupes (Haggadah 1320)






Le chiffre quatre dans la Haggada et dans la Fête



Le chiffre quatre apparaît fréquemment, dans des contextes divers, dans la Haggada de Pessah ainsi que dans les écrits de 'Hazal (nos Sages) sur Pessah et ses coutumes. Ce chiffre constitue une espèce de thème central autour duquel gravitent idées, proverbes, aphorismes et commentaires de versets.

1. Arba Kossot (les quatre coupes de vin)

La coutume des quatre coupes de vin qu'on boit le soir du Séder a son origine dans deux textes bibliques.

Dans le premier, Genèse (ch. 40, v. 11-13), le mot coupe est répété quatre fois :

"J'avais en main la coupe de Pharaon ; je cueillais les raisins, j'en exprimais le jus dans la coupe de Pharaon, et je présentais la coupe à la main du roi... et tu mettras la coupe de Pharaon dans sa main, comme tu le faisais précédemment en qualité d'échanson."

La vente de Joseph comme esclave marque le début de l'asservissement des enfants d'Israël à Pharaon ; de la même manière, sa libération de prison, consécutive au rêve de l'échanson, symbolise la rédemption du peuple de l'esclavage en Egypte.

C'est pourquoi les Sages stipulèrent qu'il faut boire le soir du Séder quatre coupes de vin en raison des quatre mentions du mot "coupe" ; en outre, boire ces coupes symbolise le salut, ainsi qu'il est écrit dans Psaumes (ch. 116, v. 13) :

"Je lèverai la coupe du salut."

Dans le second texte, Exode (ch. 6, v. 6-7), on trouve quatre termes différents pour exprimer la délivrance :

"... je veux vous soustraire aux tribulations de l'Egypte et vous délivrer de sa servitude ; je vous affranchirai avec un bras étendu, à l'aide de châtiments terribles. Je vous adopterai pour peuple... "

("vehotzéti, vehitzalti, vega'alti, velaka'hti")

- pour chaque type de délivrance, on boit une coupe.

Il y a également une discussion bien connue dans la Guemara, dans les sources tardives, concernant l'institution d'une cinquième coupe pour rappeler le terme de délivrance qui suit les quatre autres déjà mentionnés :

"Puis, je vous introduirai dans le pays... " ("vehévéti")
(Exode, ch. 6, v. 8).

Certains maîtres, dont rabbi Tarfon, avaient adopté la coutume de boire une cinquième coupe lors de la récitation du Hallel, en Eretz Israël, à Babylone, et en Europe. De nos jours, nous versons une cinquième coupe, la coupe d'Elie, qui est associé à l'espoir de rédemption de notre peuple.

D'après une version, la tradition des quatre coupes a été instituée pendant la période du Second Temple, afin de marquer la délivrance d'Israël des quatre puissances qui nous ont opprimés : l'Egypte, Babylone, la Grèce et Rome.

Les quatre coupes sont également associées aux quatre saisons. Nissan, le premier mois du calendrier d'après la Bible, est le mois approprié pour boire une coupe de vin en l'honneur de chaque saison.

D'après Abarbanel, il faut boire la première coupe lors du Kiddouch, la seconde après avoir lu la partie principale de la Haggada qui s'achève sur la bénédiction de la "Gueoula" (Rédemption), la troisième à l'issue de l'action de grâces après le repas et la quatrième à la fin de l'hymne "Nishmat" ("Birkat ha-shir").

2. Les quatre questions

Les quatre questions ont été introduites intentionnellement dans la Haggada telle que nous la connaissons, afin de mettre en valeur le chiffre quatre. Il y a bien quatre questions dans la Mishna mais elles ne sont pas tout à fait identiques à nos questions et concernent : la matza, le maror, l'agneau pascal et l'acte de tremper (traité Pessahim, Talmud de Babylone).

Cela dit, dans le même traité Pessahim du Talmud de Jérusalem, il n'y a que trois questions, présentées dans un ordre différent : l'acte de temper, la matza et l'agneau pascal. La question concernant la consommation du maror (les herbes amères) n'apparaît pas du tout.

Maïmonide a établi cinq questions, concernant :

l'acte de tremper, la matza, l'agneau pascal, le maror et le fait de s'accouder.

Les questions apparaissant dans notre Haggada ont été établies par les Sages, qui décidèrent de n'inclure que quatre questions.

3. Les quatre fils

On trouve déjà une allusion aux questions des quatre fils dans la Tora:

"Et lorsque ton fils, un jour, te questionnera en disant : qu'est-ce que cela ?"
(Exode, ch. 13, v. 14)

Les quatre fils figurant dans la Haggada représentent les quatre principaux types de personnes :

le sage,
le méchant,
le simple d'esprit
et celui qui ne sait pas poser de question.

Le sage s'interroge sur les lois de la Pâque afin de les apprendre ; le méchant se dissocie de la communauté d'Israël et manifeste du dédain pour les lois de la Pâque ; le simple d'esprit souhaite comprendre de façon générale ce qui caractérise la fête de Pâque ; et enfin, il est de notre devoir d'expliquer la Pâque à celui qui ne sait questionner et de lui commenter la Haggada.

4. Le chiffre quatre : répétitions stylistiques

En diverses occurrences, nous trouvons dans la Haggada quatre locutions consécutives, qui évoquent à chaque fois une même idée.

1. Dans le passage s'ouvrant sur les mots "Avadim hayinou" (nous étions des esclaves) : "Quand bien même nous serions tous des sages, tous des érudits, tous des anciens et tous des hommes instruits dans la Tora... "

2. Dans le passage s'ouvrant sur les mots "Vayotziénou ha-Shem mi-Mitzraïm" (Le Seigneur nous fit sortir d'Egypte) : "Moi en personne, moi et non pas un ange, moi et non pas un séraphin, moi et non pas un messager. Je suis l'Eternel."

5. Les quatre matriarches

Dans le chant "E'had mi Yodéa" (Qui sait Un ?), apparaît la combinaison "Arba Imahot" (les quatre matriarches).

6. Les quatre noms de Pessah

La fête de Pessah a de nombreuses appellations mais les quatre les plus connues sont les suivantes :

'Hag ha-Pessah ("la fête de Pessah")

'Hag ha-Matzot ("la fête des Pains azymes")

'Hag ha-'Herout ("la fête de la Liberté")

'Hag ha-Aviv ("la fête du Printemps")

7. La Aggada des quatre

"C'est en vertu de quatre choses que les enfants d'Israël ont été libérés d'Egypte : Ils ne changèrent pas leurs noms Ils ne changèrent par leur langage Ils ne révélèrent pas leurs secrets Ils n'abolirent pas la Brit Mila."

La Aggada souligne qu'à travers des milliers d'années d'histoire juive, les Juifs ont gardé leur nom - Am Israël -, leur langue - l'hébreu -, ils n'ont pas révélé leurs secrets et ont observé en tous temps la mitzva de la circoncision.

8. La Aggada des quatre mois

Dans une Aggada fort connue qui figure dans Midrash Rabba (Bamidbar Rabba, 3), le rabbin Akiva explique que le Saint béni soit-il choisit de faire sortir les enfants d'Israël d'Egypte au mois le plus approprié pour l'exode.

Il ne les fit pas sortir au mois de Tammouz - à cause de la canicule et de la sécheresse. Il ne les fit pas sortir au mois de Tévéth - à cause du froid. Il ne les fit pas sortir au mois de Tichri - à cause des pluies. Mais il les fit sortir au mois de Nissan - parce que c'était le printemps, la bonne saison pour voyager.



9. Quatre occasions de consommer la matza de la mitzva

On consomme la matza pour faire la bénédiction de "motzi".

On consomme la matza pour faire la bénédiction de "a'hilat matza".

On consomme la matza avec le maror selon la coutume de Hillel, comme il est dit : "ils mangeront l'agneau pascal avec des azymes et des herbes amères." (Nombres, ch. 9, v. 11)

On consomme la matza de l'Afikoman.

10. Quatre genres d'aliments sur le plat du Séder

Karpas

Maror

Matza

Maror entre deux matzot (selon la coutume de Hillel)

11. Quatre bénédictions

La bera'ha (bénédiction) - "boré peri ha-adama" dite pour le karpas

La bera'ha - "hamotzi le'hem min ha-aretz" dite pour la matza

La bera'ha - sur la mitzva de consommer la matza

La bera'ha - sur la mitzva de consommer le maror.

jafi

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