A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - R - S - T - U - V - W - Y - Z

AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

OMER




Le Compte du Omer , Temps libre et Liberte du temps

Compter c’est rendre compte d’un manque ou d’une absence et d’en prendre conscience. Rabi Akiba dit que les lois de la nidah permettent de régénérer la sexualité du couple, de transformer le désir naturel en fantasme c’est-à-dire de situer l'homme par rapport à un manque. De même dans le compte du omer il y a aussi l’idée de sentir le manque de Torah ou plutôt l'acte manqué qu'il y a dans l'étude de la Torah qui oblige sans cesse à recommencer et à approfondir son étude. C’est un peu la recherche d’un paradis perdu. “Il n'y a de paradis que les paradis perdus” comme disait Proust. Le temps perdu c’est le lait maternel. C’est peut-être le sens des premiers passages de la Torah, ou l’on nous dit d’avance: “tu ouvres ce livre parce que tu recherches quelque chose que tu as perdu, le jardin d'Eden d'ou tu as été chassé, c’est peut-être le sein maternel, mais ce que tu vas retrouver ce n’est pas le lait c’est le pain, c’est l’amour mais pas l’amour spontané de la nature, mais l’amour sublimé par la connaissance, qui dépasse le temps, qui transcende la mort dans la vie éternelle.” Ce rapport à la connaissance doit pourtant rester en tension permanente avec l'insaisissable. La connaissance du bien est possible que lorsqu'elle rappelle le sentiment charnel indicible du lait maternel. Sans cela cette connaissance ne serait qu'un discours creux loin de la vraie vie.chiouraviges



Le second jour de Pessa'h nous commençons le compte des jours de l'Omer (Sefirah). Nous comptons 49 jours - sept semaines exactement ; après quoi vient la fête de Chavouoth.
Pourquoi ces jours ont-ils été choisis pour cette supputation ? Et pourquoi, une année après l'autre, les comptons nous ? Ne savons-nous pas que cette période de Sefirah comprend 49 jours exactement ? Ce laps de temps est toujours le même; il ne change pas, il ne peut changer. Alors pourquoi compter ?
Généralement, quand on compte, c'est pour savoir le nombre exact qui résulte de cette opération. Nous disons exact, parce qu'un nombre approximatif ne nous satisferait point. Prenons un exemple : la population d'un pays est comptée de temps en temps. On appelle l'opération un " recensement ".
Le Gouvernement l'effectue pour savoir combien d'hommes, de femmes et d'enfants vivent dans le pays. Le nombre des habitants n'est pas toujours le même; beaucoup de facteurs le modifient constamment : de nombreux enfants naissent chaque année, des personnes meurent; certaines quittent le pays, d'autres viennent s'y établir. II est important de savoir si la population d'un pays s'accroît ou diminue.

DEUX RAISONS PRINCIPALES


Si elle augmente, c'est un bien ; c'est un mal si elle décroît, car, à pousser les choses à l'extrême, de diminution en diminution, une population peut s'éteindre tout à fait.
Si au contraire, elle augmente, il est important de savoir dans quelle mesure cela a eu lieu et de quelle manière. Car on peut alors savoir combien de nouveaux logements devront être construits ; combien seront nécessaires de nouvelles écoles, de nouveaux maîtres; combien de paires de chaussures de réfrigérateurs, de téléphones; combien de nourriture et de vêtements, et ainsi de suite. Des plans peuvent être ainsi établis à l'avance, des précautions prises afin d'éviter la pénurie, ou son contraire, l'excès, qui peut être synonyme de gaspillage. C'est là le seul moyen pour que la vie d'un pays soit harmonieusement organisée.
Ainsi donc, on compte pour deux raisons principales : en vue d'avoir un chiffre exact, et parce qu'il est important de connaître ce chiffre exact. Personne ne s'aviserait de compter les grains de haricots contenus dans un paquet, ni les grains de raisins qu'il y a dans une livre. Cela n'a aucune importance. En revanche, on compte l'argent. Quand un travailleur reçoit son salaire, il le compte jusqu'au dernier centime.

LA VRAIE LIBÉRATION


Un esclave ne dispose pas de son temps ; à leur libération d'Egypte, les Hébreux doivent prendre conscience de la valeur du temps.
Le temps a, certes, une grande importance pour un homme libre, puisqu'il peut l'utiliser à sa guise. Par contre, un esclave ne dispose pas de son temps puisque celui-ci est, comme l'esclave lui-même, la propriété de son maître. C'est ce dernier qui veille à ce que ce temps ne soit pas perdu.
Or, les enfants d'Israël étaient esclaves en Egypte, et, en raison de cet esclavage même, le temps n'avait aucune importance pour eux. Quand Dieu les libéra du joug des Pharaons, il importait qu'ils prissent conscience du caractère extrêmement précieux du temps. Aussi, quand ils reçurent la Torah sept semaines plus tard, il leur fut prescrit de compter ces jours et ces semaines, afin qu'ils apprissent l'importance de chaque jour et de chaque semaine.
Il y avait une autre raison à la supputation de ces 49 jours : Dieu leur avait dit qu'ils recevraient la Torah à l'expiration de cette période. Ils avaient été libérés de l'esclavage, néanmoins, ils savaient qu'ils n'étaient pas encore réellement libres. Car la vraie libération est celle de l'âme et de l'esprit, quand nous nous sommes débarrassés des habitudes et des pensées néfastes. Cette liberté vraie, ils savaient que seule la Torah la leur apporterait.
Ainsi, de même qu'un prisonnier à qui l'on annonce qu'il ne recouvrera la liberté que dans quarante-neuf jours, et qui, par conséquent, compte impatiemment les jours et les semaines qui le séparent de sa délivrance, les enfants d'Israël comptèrent les jours avec une impatiente anticipation de celui où ils recevraient la Torah au Mont Sinaï.

VALEUR RELATIVE DU TEMPS


Le fait que nos ancêtres comptèrent les jours depuis leur départ d'Egypte jusqu'à la Réception de la Torah est une raison suffisante pour nous de faire de même. Il y a dans cet acte plus qu'il n'y paraît à première vue. Car en l'accomplissant, nous sommes censés avoir les mêmes sentiments d'anticipation éprouvés par nos aïeux. Il nous fait penser à l'importance de la Torah et à celle du Temps.
La véritable mesure du temps n'est ni celle dit calendrier, ni celle de la pendule ; elle est donnée par ce que nous y mettons.
Examiné superficiellement, le temps paraît être quelque chose qui ne change pas. Chaque semaine comprend sept jours, chaque jour vingt-quatre heures, chaque heure soixante minutes, et chaque minute soixante secondes.
Mais est-il vrai que le Temps soit invariable ? Sûrement pas, car sa véritable mesure n'est ni celle dit calendrier, ni celle de la pendule ; elle est donnée par ce que nous y mettons. Si en une heure de temps nous n'accomplissons qu'une somme de travail réalisable en quinze minutes, alors notre heure n'a, en fait, que la valeur d'un quart d'heure.
La notion de temps n'est pas la même d'un individu à l'autre; elle varie même pour la même personne. Une heure le matin, quand on se sent reposé et dispos, est plus qu'une heure à la fin de la journée, quand la fatigue nous accable. Pourtant, il s'agit bien de soixante minutes dans un cas comme dans l'autre. Ce qu'un enfant peut apprendre en un jour, alors que son esprit est alerte et sa mémoire vive, demanderait une semaine beaucoup d'années après, et peut-être davantage.

TROIS ENSEIGNEMENTS


Un autre point qui a son importance : comment nous utilisons le temps et ce que nous y mettons. Nous pouvons passer le temps à des occupations dont la valeur est grande et même éternelle ; nous pouvons, au contraire, le perdre dans des futilités. Ainsi, tout en étant dans l'impossibilité d'allonger le temps et de faire en sorte qu'une heure dure plus de soixante minutes, nous pouvons, par nos actions et par l'étude, faire en sorte qu'elle dure une éternité. Cela est vrai pour toutes les questions directement rattachées à la Torah et aux Mitzvoth, car il s'agit là de choses éternelles.
Résumons-nous : la Supputation des jours de Sefirah nous enseigne
1 - A apprécier la valeur du Temps et à en faire l'usage le plus profitable.
2 - A comprendre que Pâque (libération du corps) est une préparation pour Chavouoth (libération de l'âme).
3 - A marcher sur les traces de nos ancêtres qui attendirent impatiemment le jour de la Réception de la Torah et s'efforcèrent de devenir chaque jour meilleurs jusqu'à ce que, d'un niveau moral et spirituel très bas, ils s'élevèrent pour devenir un Royaume de Prêtres et une Nation sainte.
lamed


Le but du compte du Omer est de nous aider à nous améliorer de l’intérieur en vue de recevoir la Torah. Ainsi, pendant le Omer, on lit les Pirkei Avot où nos Sages nous transmettent leurs conseils pour nous aider à travailler sur nous-mêmes. De plus, chaque jour du compte est dédié à la réparation d’un trait de caractère particulier : la première semaine est consacrée à la bonté, la deuxième à la force et ainsi de suite pour qu’à la fin des sept semaines, nous soyons enfin prêts à recevoir la Torah. Maintenant, nous arrivons aussi à comprendre pourquoi les jours du Omer ne sont pas comptés à rebours. En effet, si le seul but des jours du Omer était de nous amener à Chavouot, pourquoi ne comptons nous pas les jours nous séparant de Chavouot au lieu de compter les jours déjà passés ? Car en fait, les jours du Omer ne font pas seulement état de la séparation entre Pessah et Chavouot mais sont en eux-mêmes une progression. Chaque jour est donc important et c’est pourquoi nous comptons les jours que nous avons déjà eu la chance de vivre. C’est aussi la raison pour laquelle la Torah, dans la parachat Emor, ne mentionne pas le jour de Chavouot comme le jour final du compte car le compte du Omer est une progression en soi, indépendante de Chavouot comme nous le disons dans la Hagada de Pessah, « s’il nous avait amenés devant le mont Sinaï sans nous donner la Torah, cela nous aurait suffi ». Le simple fait de pouvoir se tenir au pied du mont Sinaï est déjà un grand accomplissement, même si l’on ne devait pas recevoir la Torah. Et ainsi que le dit le verset sur le compte du Omer en ce qu’il semble être une redondance : « Vous compterez pour vous ». Nulle redondance en réalité car le compte du Omer est véritablement un compte pour nous, pour notre bien, qui nous permet d’avancer de jour en jour et d’acquérir de nouvelles qualités.

Cette progression peut aussi être vue dans la différence qu’il existe entre l’offrande du Omer faite à base d’orge que l’on amène le deuxième jour de Pessah, et les deux pains que l’on offre à Chavouot qui sont à base de blé. En effet, l’orge est un aliment plutôt réservé aux animaux tandis que le blé est la nourriture de l’homme. Etant sortis d’Egypte avec un niveau de sainteté des plus bas, comme des animaux, l’offrande que nous amenons pendant Pessah est à base d’orge, aliment réservé à l’animal. Mais après que nous ayons évolué pendant le compte du Omer et que nous soyons véritablement devenus des hommes prêts à recevoir la Torah, l’offrande que nous amenons devant D... pendant la fête de Chavouot est faite à base de blé, nourriture de l’homme.col

Aucun commentaire: