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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

LA SOUCCAH

















Fete des cabanes
Martine Weyl









Soukkot commémore l’errance des israélites dans le désert, et c’est la raison pour laquelle on construit des tentes.


Le verset (Vayikra 23, 42) se lit ainsi : « Dans les Souccot (cabanes) vous résiderez sept jours ; tous les citoyens d’Israël devront résider dans lesSouccot ». Dans le verset, le mot « Souccot  » qui est le pluriel de « Souccah » est épelé sans la lettre vav, ce qui signifie que ce mot peut également se lire Souccat, « la Souccah [de] ». Ainsi le verset signifie également (selon le système de la Torah qui permet les exégèses multiples) que « tous les citoyens d’Israël doivent résider dans la Souccah ». Le Talmud explique : «  la Torah désire indiquer ici qu’il est approprié que tout le peuple d’Israël réside dans une seule Souccah ».
Mais quelle que soit la taille de la Souccah que nous construisons, nous devons veiller à ce qu’elle soit une « grande Souccah » dans son essence : un chaleureux foyer ouvert à chacun de nos frères.


Michna traité souca Chapitre 1, michna 1
Une souca plus haute que vingt coudées [10 mètres] n’est pas valable pour accomplir son devoir religieux, mais Rabbi Yéhouda autorise. Si elle est plus basse que dix téphah (1 mètre), si elle n’a pas trois murs et si la partie ensoleillée sur le sol est supérieure à la partie ombragée, alors la souccah n’est pas valable.

Rambam (Maïmonide 1138 – 1204)
Nous avons un principe (dans la Talmud) à savoir : une souccah doit être une maison provisoire (dirat âraï) c’est pourquoi si elle dépasse vingt coudées elle n’est pas valable (car elle perd son côté provisoire). Rabbi Yéhouda pense, lui, que la souccah, pendant toute la période de Souccoth, doit être une maison fixe (dirat kévâ) c’est pourquoi il autorise, même une souccah haute.


Talmud de Babylone traité Avoda Zara page 2 b
Le Saint, béni soit-Il, demandera aux nations quelles étaient leurs occupations. Elles répondront : « Maître du monde, nous avons construits des ponts, conquis de nombreux pays et mené beaucoup de guerre ; et tout cela pour qu’Israël puisse se consacrer à la Torah. » Le Saint, béni soit-Il, répondra : « Fous, vous n’avez agi que dans votre propre intérêt, vous avez construit des ponts pour percevoir des taxes, conquis des cités pour faire travailler les gens, quant aux guerres c’est Moi qui les mène comme il est dit (Ex 15, 3) :
« L’Eternel (comme) un homme de guerre, l’Eternel est Son nom ». […] Ils lui dirent : « Maître du monde, donne-nous de nouveau la Torah et nous l’accomplirons ». Le Saint, béni soit-Il, répondra : « Fous, celui qui peine avant Chabat mangera le Chabat, mais celui qui ne peine pas avant Chabat comment mangera-t-il Chabat ? Cependant Je vous propose un commandement facile, il s’agit de la souccah, allez la faire ! ». […] Ainsi chacun ira construire sa cabane sur son toit. Le Saint, béni soit-Il, fera pénétrer les rayons du soleil comme au solstice d’été et chacun aussitôt démolira sa cabane et partira, comme il est dit : « Brisons leurs liens, rejetons loin de nous leurs chaînes » (Ps 2, 3).


Talmud de Babylonie, traité Souccah 11 b
Nos maîtres ont enseigné à propos du verset (Lévitique 23) « car J’ai fait résider les enfants d’Israël dans des cabanes », il s’agit des nuées de gloire, selon Rabbi Eliézer. Rabbi Aquiba dit « ils se firent de vraies cabanes».



Le Talmud nous enseigne qu'il n'y a aucune coïncidence entre le choix de la période de l'année où nous célébrons notre foi en D.ieu et Souccoth. Tout ceci semble arbitraire. Comment un séjour de 40 ans dans le désert peut-il se traduire par une semaine particulière dans l'année ? En fait, le temps de Souccah ainsi que la structure physique de la Souccah ont un rapport essentiel avec notre identité. Nous ne quittons pas nos maisons à cause de la canicule extérieure, nous laissons nos maisons pour éprouver notre vulnérabilité. C'est à ce moment-là que nous ne semblons pas aveuglés par l'amour de D.ieu.


Cependant, nous trouvons pendant Soukot, une autre raison de réjouissance,apparemment sans rapport avec la fête. Cette joie est nommée « Sim’hat Beit Hachoévah - littéralement « la joie liée au puisage ».

Il s’agit d’une cérémonie qui avait lieu pendant Soukot : Elle consistait à puiser de l’eau de source qui allait servir aux libations sur l’autel,
D’ordinaire les libations étaient composées de vin,alors qu’à Soukot on ajoutait des libations d’eau. A l’occasion du puisage de cette eau, tous les soirs de Soukot on faisait la fête au Temple.
A ce sujet, la Michna Souka raconte : « Celui qui n’a pas vu la joie du puisage n’a pas vu de joie de sa vie ». De grandes lumières brillaient dans le Temple et éclairaient toute la ville. Les danses se prolongeaient toute la nuit et les plus grands sages d’Israël jonglaient avec des torches de feu et réalisaient des prouesses acrobatiques. La joie était si intense que certains sages n’allaient pas se coucher durant tous les jours de la fête. De nos jours encore, dans de nombreux endroits, on célèbre cette fête en souvenir de ce puisage d’eau.


La Souccah est une allégorie vivante car notre monde nous pose beaucoup plus de questions qu'il ne fournit de réponses. Pourtant, notre monde est un endroit de raison plutôt que de désespoir car nous pouvons voir ce que les étoiles incarnent : la clarté et l'illumination. Nous aspirons à la raison et nous nous en approchons quand nous concentrons notre œil intérieur sur les étoiles (les astres).


Sources : chabad - akadem - lamed - judaisme

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