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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

LE LEVIRAT


                                                              Le Levirat



Assurer une descendance à son frère

Que se passe-t-il si un homme meurt sans enfant?
Le lévirat prévoit une descendance à cet homme qui portera son nom.



Deutéronome chapitre 25, versets 5 à 10
5) Si des frères demeurent ensemble et que l'un d'eux vienne à mourir sans postérité, la veuve ne pourra se marier au dehors à un étranger; c'est son beau-frère qui doit s'unir à elle.Il la prendra donc pour femme, exerçant le lévirat à son égard.
6) Et le premier fils qu'elle enfantera sera désigné par le nom du frère mort, afin que ce nom ne périsse pas en Israël.
7) Que s'il déplaît à l'homme d'épouser sa belle-soeur, celle-ci montera au tribunal, pardevant les anciens, et dira: "Mon beau-frère refuse de relever en Israël le nom de son frère, il ne veut pas m'accorder le lévirat."
8) Alors les anciens de sa ville le manderont et l'interpelleront; et lui, debout, dira: "II ne me plaît point de l'épouser."
9) Et sa belle-soeur s'avancera vers lui à la vue des anciens, lui ôtera sa chaussure du pied,crachera devant lui et dira à haute voix: "Ainsi est traité l'homme qui ne veut pas édifier la maison de son frère!"
10) Et la sienne sera surnommée, en Israël, la maison du déchaussé.


L'acte de lévirat a été observé par Juda, fils de Jacob et plus tard par Ruth, la moabite.
Ces deux personnages sont les parents de la lignée messianique.



Genèse chapitre 38
1) II arriva, en ce temps-là, que Juda s'éloigna de ses frères, et s'achemina vers un habitant d'Adoullam, nommé Hira.
2) Là, Juda vit la fille d'un Cananéen, appelé Choua ; il l'épousa et s'approcha d'elle.
3) Elle conçut et enfanta un fils, à qui il donna le nom d'Er.
4) Elle conçut encore et eut un fils, et elle lui donna le nom d’Onàn.
5) De nouveau elle enfanta un fils, et elle le nomma Chéla. (II était à Kezib lorsqu'elle l'enfanta.)
6) Juda choisit une épouse à Er, son premier né ; elle se nommait Thamar.
7) Er, le premier-né de Juda, ayant déplu au Seigneur, le Seigneur le fit mourir.
8) Alors Juda dit à Onàn : « Epouse la femme de ton frère en vertu du lévirat, afin de constituer une postérité à ton frère. »
9) Onàn comprit que cette postérité ne serait pas la sienne ; et alors, chaque fois qu'il approchait de la femme de son frère, il corrompait sa voie, afin de ne pas donner de postérité à son frère.
10) Sa conduite déplut au Seigneur, qui le fit mourir de même.



Ramban sur le verset 8
…Ce sujet est un grand secret parmi les secrets de la Torah qui concerne les engendrements de l'homme. Et le connaîtra celui dont les yeux verront ce que Dieu a donné aux yeux de voir et aux oreilles d'entendre. Et les sages qui vivaient avant la révélation de la Torah savaient qu'il y avait dans le lévirat un grand profit pour le défunt. Ainsi, ils avaient déjà l'habitude d'unir la veuve avec le frère du défunt ou son père ou un proche parent…akadem




LA MIGRATION DES AMES




Les sages de l'epoque avaient alors conscience du phenomene de transmigration des ames qui est a l'origine de la loi du levirat.
Comme nous l'enseignent nos maitres benie soit leur memoire: "Lorsque un homme quitte ce monde sans enfants, il ne franchit pas le rideau celeste, car il n' a pas de part au monde a venir. Son ame erre en ce monde en cherchant a se reincarner dans un nouveau corps pour avoir la possibilite d'engendrer.
Comme l'atteste ce verset: "Fais lui grace, pour qu'il ne descende pas dans la fosse, j'ai obtenu sa rancon. Alors sa chair retrouve la seve de la jeunesse, il est rendu aux jours de son adolescence."(Job 33:23-25)

C'est en effet sous cet angle-la, qu'il faut comprendre le Levirat. Cela permet a l'ame qui a quitte un corps sans avoir engendre, de migrer dans un autre corps enfante par sa veuve et son propre frere; nouveau corps qui aura une chance supplementaire d'engendrer, pour permettre a l'ame de s'integrer enfin dans le lieu propre aux ames.

Nous trouvons dans le livre de Job une autre allusion a cette affirmation:
"Ma vie jouira encore de la lumiere. Voyez, tout cela, D-ieu le fait deux ou trois fois en faveur de l'homme, pour ramener son ame des bords de l'abime, et l'eclairer de la lumiere des vivants" (Job 33:28-30).
Et nos maitres disent: "D-ieu plante des arbres dans ce monde-ci. S'ils prennent, c'est bien; s'ils ne prennent pas, il les deracine et les replante et cela meme plusieurs fois."
"Aussi longtemps que l'homme ne reussit pas (a engendrer) dans ce monde, le Saint Beni soit-il le deracine et le replante plusieurs fois comme auparavant." Ceci est une allusion a la migration des ames qui, n'ayant pas reussi a engendrer lors d'une existence terrestre, sont "replantees" dans d'autres corps dans le but d'avoir une descendance
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Iboum  [le lévirat]  et  'Halitsa  [l'annulation de ce devoir].




A la mort d'un homme n'ayant pas laissé à sa suite de descendance, la Mitsva de "Iboum"se déclare. Celle-ci signifie que l'un des frères du défunt, notamment un frère par le père,exerce le lévirat avec sa veuve, c'est-à-dire qu'il poursuive le mariage de son frère défunt dans le but « d'ériger une postérité à son frère ». Si ce dernier était marié à plusieurs femmes, une seule d'entre elles pourra être prise en tant que "Yévama". Les veuves n’ont pas le droit de se remarier avant que le Iboum, ou au contraire la 'Halitsa, ne soient exercés.

La Mitsva de 'Halitsa
La Torah précise que dans le cas où un Yabam ( le frere d 'un homme defunt )  refuserait de prendre pour épouse la veuve de son frère défunt, cette dernière devra lui ôter la chaussure de son pied droit et cracher devant lui, en présence d'un tribunal. Par le biais de cette procédure appelée 'Halitsa, la Yébama ( la femme du frere ) est libre de se marier à tout homme. De nombreux détails sont liés à cette Mitsva de 'Halitsa,

Dans le traité Yoma (p. 67b), la Guemara compte la Mitsva de 'Halitsa parmi celles dont la signification nous est inconnue, à l'instar notamment de celle de la "purification du lépreux" et de
celle du "bouc émissaire". En dépit de cela, les plus anciens commentateurs s’expriment en ces termes (Hagaot Maïmoniyote Iboum ch. 4/8 au nom du Bahag) : « Ainsi a dit le Saint béni soit-Il à Moché : "Signifie au Yabam qui refuserait de faire son Iboum : Mécréant ! Tu pouvais accomplir [cette Mitsva] par ton corps et tu l'as refusée, c'est pourquoi elle [cette femme] t'ôtera la chaussure de ton pied, à l'image d'un endeuillé et d'un excommunié qui sont généralement nus pieds ; en outre, par une goutte nauséabonde de ton corps, tu aurais pu fonder une descendance à ton frère, c'est pourquoi "elle crachera devant lui" une goutte nauséabonde" ».
[Bien évidemment, la Mitsva de 'Halitsa reste indispensable en tout état de cause, même lorsque cette interprétation n'est plus pertinente, comme dans les cas où la Mitsva consiste précisément à ne pas faire le Iboum]. Précisons en outre que pour une Yébama qui ne souhaiterait pas se remarier, il n'est pas indispensable d'opérer la 'Halitsa, qui reste néanmoins une forme de bienveillance à l'égard de l'âme du défunt, et persiste à ce titre beth rivka

Lire le Dossier : Du Iboum ou de la ‘Halitsa, lequel est-il préférable de nos jours ? beth rivka

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