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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

MATZA





La Matza ou pain azyme est le symbole de la hâte avec laquelle les Hébreux ont recouvré leur liberté, grace aux miracles réalisés par Dieu



Interdiction de consommer du 'Hametz
Pessa'h se caractérise par l'interdiction de consommation de nourriture levée appelée « 'Hametz » (pains, pâtes, certains gâteaux...). Durant les 8 jours de fête, seule la consommation de pain azyme appelé « Matza » (galette préparée à base de farine et d'eau) est autorisée.
Le ’hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant fermenté, même si le produit n’en contient qu’une toute petit partie


Lors de l'élaboration de la matza, la pâte à utiliser peut être susceptible de se lever mais on doit l'en empêcher. Pour cela, il faut que la pâte soit pétrie sans arrêt et il faut l'élaborer en moins de 18 minutes car c'est le temps maximum pour empêcher la fermentation.
On parle de matza shemura ( מַצָּה שְׁמוּרָה) lorsqu'elle est élaborée à partir d'un blé surveillé depuis la moisson pour éviter toute humidité et qu'elle est cuite juste après le nettoyage des ustensiles et du four.


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Le Zohar Hakadoch explique que la Matza est un pain qui inspire la foi, c'est l'aliment qui nourrit la Emouna. Les aliments que nous consommons tout au long de l'année ont beau être matériels ; ils donnent des forces, non seulement à notre corps, mais aussi à notre intelligence, ainsi qu'à toutes les sphères de notre âme.
Ceci s'explique par le fait de l'élément divin qui est présent dans tout aliment. Car, de manière générale, toute matière renferme une étincelle divine, qui en est la spiritualité. Mieux, la matière puise son existence dans cette étincelle divine qu'elle contient. En fait, la partie matérielle de l'aliment donne ses forces à notre corps, qui est la partie matérielle de notre personne. En même temps, la spiritualité de l'aliment donne des forces à notre âme, qui est notre spiritualité.
Le petit enfant ne commence à comprendre le monde qui l'environne qu'une fois qu'il a mangé du pain. La guemara Berahoth (40/a) dit qu'un enfant ne commence à dire « papa » et « maman » qu'une fois qu'il est nourri de blé, de pain. Ce qui montre que le pain commence un premier développement du savoir. Evidemment, à ce stade, l'enfant n'est pas encore capable d'expliquer ce que représentent pour lui les concepts de « papa » et de « maman ». Pourtant, savoir dire « papa » et « maman » constitue déjà un savoir, que l'enfant ne possédait pas avant d'avoir mangé du pain.
De même, lorsque les Enfants d'Israël sont sortis d'Egypte, ils ne comprenaient encore rien à la grandeur de Hachem. Ils étaient comme prisonniers et ligotés dans l'impureté du monde de la matière, seule expérience de leur vécu en Egypte ; ils baignaient dans quarante neuf degrés d'impureté, ce que l'on peut imaginer de pire au monde.
Puis, dans le cadre de leur Sortie d'Egypte, ils ont vécu l'expérience de la matza. Comme le pain ordinaire apporte au petit enfant un premier savoir, ainsi la matza a apporté à tout Israël une première notion de la grandeur de Hachem. Car la matza leur a permis de découvrir en eux-mêmes la nechama ; grâce à cela, ils pouvaient accéder à une intuition de la grandeur de Hachem. Même si à ce stade, ils n'étaient pas encore vraiment capables d'expliquer ce qu'ils ressentaient.
On peut distinguer trois niveaux : celui de l'enfant qui n'a pas encore goûté au pain ; puis, celui de l'enfant qui a goûté au pain ; enfin celui qui a goûté à la matza.

Il faut comprendre que la particularité du pain hametz, est qu'elle doit une importante partie de son volume au fait qu'elle a levé. Une partie du pain, certes, résulte de ce que le boulanger – ou la maîtresse de maison – a pétri et travaillé la pâte.
Mais la partie qui a levé, n'est pas due à son travail. Ce qui a fait enfler spontanément la pâte levée, symbolise l'orgueil qui germe en nous, sans effort, et qui suscite en nous la connaissance de notre corps, ainsi que de ce qui le concerne dans le monde de la matière ; ce dont le corps est très proche, de par sa nature. A ce stade, nous sommes aveugles à l'égard de toute spiritualité, nous sommes inconscients de la présence en nous de la nechama, et nous ne connaissons presque rien de Hachem. Par exemple, lorsque notre horizon se limite aux problèmes d'argent, d'emploi, de petits bobos, etc….C'est là qu'en étaient les Enfants d'Israël qui sortaient d'Egypte, du moins aussi longtemps qu'ils n'avaient pas encore mangé de matza.

Inversement, la matza résulte uniquement du travail humain. Rien ne s'y est ajouté spontanément, sans travail. Ainsi, sortis d'Egypte, les Enfants d'Israël avaient acquis l'expérience de la matza qu'ils avaient consommée. Contrairement au hametz, enflé spontanément, qui génère l'orgueil, la matza qui ne résulte que du travail, inspire la modestie, et ainsi, ouvre la porte vers la connaissance de Hachem, vers la spiritualité. Après avoir mangé de la matza, ils ont eu une perception de leur nechama, de leur spiritualité ; ils commencèrent à connaître la grandeur de Hachem. Ils pouvaient valablement se mettre en route en direction du Mont Sinai pour y recevoir la Tora.

En ce qui nous concerne, il faut bien comprendre le danger que présentent nos constantes préoccupations d'ordre matériel : Nous laissent-elles la force, le temps et l'intérêt pour une contemplation de la grandeur de Hachem ?
Heureusement, Hachem a installé dans la matza la substance spirituelle, grâce à laquelle nous pouvons accéder à la connaissance de Sa grandeur. Avec la matza, Pessah nous apporte la mitzva de nous sentir comme si nous sortions d'Egypte nous-mêmes. Avec toutes les démarches que notre pensée doit entreprendre. Et alors, véritablement, la matza est notre véritable pain de la Emouna, la nourriture de notre foi.

A nous de réfléchir vers Pessah et à Pessah à ces enseignements. La connaissance du monde de la matière ne peut pas nous combler. Stimulons notre écoute de ce que la Matza nous apprend. Parvenons alors beèzrath Hachem, à un Pessah d'un niveau spirituel rénové. De là, allons vers un style de vie au quotidien, surélevé lui aussi, nous rendant plus proches de Hachem.

Ayant bien intériorisé ce message de la Matza, nous inspirerons à nos enfants les enseignements de Pessah avec plus d'ardeur et de sincérité.
 Alors, nous aurons véritablement un  PESSAH CACHERE VESSAMEYAH.

Par Rav Hayim Yacov Schlammé
chiourim





La Tora présente la matsa comme un «pain de misère» ( lé‘hem ‘oni – Devarim 16,3), et pourtant toute la fête de Pessa‘h l'associe à la libération de nos ancêtres lorsqu'ils sont sortis d'Egypte.
D'où la question: Si la matsa est un pain de misère, pourquoi cette nourriture est-elle indissociable de l'épisode de la libération?
Une première réponse peut être trouvée dans la Guemara ( Pessa‘h im 115b), où deux opinions s'opposent sur la signification de l'expression lé‘hem ‘oni . Selon Chemouel, la matsa est ainsi appelée parce que l'on dit ( ‘onin ) sur elle (pendant le Sédèr ) de «nombreuses choses», autrement dit parce qu'elle est l'occasion de nombreux dialogues et de nombreux enseignements.
Autre opinion: La matsa est appelée lé‘hem ‘oni parce qu'il suffit d'en manger un morceau pour se rendre quitte de la mitswa , de la même façon qu'un pauvre ( ‘ani ) peut se sustenter avec moins qu'un pain entier.
Le Maharal , dans l'ouvrage intitulé Guevouroth Hachem qu'il a consacré à la fête de Pessa‘h , considère que les Hébreux n'ont pas mangé de matsoth pendant leur esclavage en Egypte. Il en veut pour preuve deux versets: «Nous nous souvenons de la poissonnaille (sous-entendu: pas du pain) que nous mangions en Egypte gratuitement…» ( Bamidbar 11,5), et: «…pendant sept jours tu mangeras des matsoth , le pain de misère, car dans la précipitation tu es sorti d'Egypte…» ( Devarim 16,3). Si nos ancêtres ont mangé de la matsa comme esclaves, pourquoi la sortie d'Egypte est-elle présentée comme la raison pour laquelle elle doit être consommée? Et si la matsa est le pain de misère, pourquoi est-elle associée à l'émancipation et à la libération, reflets au contraire de la liberté et de la richesse?
En réalité, explique le Maharal , si la Tora appelle la matsa « lé‘hem ‘oni », cela veut dire en réalité qu'elle n'est pas un «pain de misère», mais un «pain de simplicité». Lorsque l'on ajoute à la pâte de la matsa des œufs ou de l'huile, elle prend le nom de matsa ‘achira , littéralement «pain riche». En revanche, la matsa qui n'est faite qu'avec de la farine et de l'eau, à l'exclusion de tout additif, est appelée lé‘hem ‘oni («pain de pauvreté»), ou la‘hma ‘anya («pain pauvre»).
Et d'ailleurs, poursuit le Maharal , le mot matsa est employé dans d'autres domaines que celui de Pessa‘h pour désigner ce qui est simple.
Par exemple, s'agissant des peaux destinées au tannage, on distingue la matsa (terme employé pour désigner celle à l'état brut) de la ‘hipa et de la diftera , peaux que l'on a commencé de traiter ( Chabbath 79a).
Elevant le débat, le Maharal explique que le monde physique est un monde de complexité, dont les éléments dépendent les uns des autres et sont reliés les uns aux autres. Le monde spirituel, en revanche, est caractérisé par la simplicité et l'indépendance. La libération s'entend comme une résultante des vérités essentielles contenues dans ce monde-là. Voilà pourquoi Hachem a ordonné à nos ancêtres de manger de la matsa lorsqu'ils sont sortis d'Egypte. Ils ont ainsi goûté leur liberté fraîchement acquise en consommant de ce pain, simple et vital.
La libération a eu lieu dans la hâte, selon un processus au-delà du temps, afin de les forcer à cuire de la matsa , un pain spirituel libéré des contraintes de ce monde-ci.
C'est ainsi que, pour le Maharal , la matsa symbolise la liberté qui s'émane de notre lien étroit avec les vérités essentielles de Hachem .
Jacques KOHN

1 commentaire:

FRIEDEMANN a dit…

j'habite la nièvre ( près de nevers ) m'est il possible de trouver de la galette MATZA.MERCI DE ME RENSEIGNER.