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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

PLATEAU DU SEDER



Bechol Dor Va'Dor Chayav Adam Lirot Et Atzmo Ke'Ilu hu Yatza MiMitzrayim

"Dans chaque génération, une personne est tenue de se considérer comme si elle était personnellement sortie d’Égypte."


Séder signifie « ordonnancement », il s’oriente autour de la consommation de mets ou de coupes de vin.
 A Pessah, nous ne mangeons pas seulement pour vivre, nous mangeons surtout pour nous souvenir. Pessah se décompose en Pé – Sah « La bouche qui parle ».



LE PLATEAU DU SÉDER



Du fait que la Torah nous demande de raconter à nos enfants et à nos petits-enfants comment l'Eternel nous a délivrés d'Egypte, on placera un plateau sur la table afin d'aiguiser la curiosité des petits. Ce plateau symbolise à la fois notre oppression et notre libération.

Voici les différents éléments:

- 3 MATSOT ENTIÈRES, chemourot (surveillées avec plus de rigueur, depuis la moisson), fabriquées pour la mitsva (lechem mitsva). C'est pour cela qu'il est souhaitable qu'ellles soient faites à la main.
La matsa rappelle la sortie préécipitée d'Egypte, traduisant notre confiance en Dieu.
- ZEROA : L'os. II évoque seulement l'Agneau Pascal, puisqu'il est interdit de pratiquer un sacrifice hors du Temple. On prend en général l'épaule, mais ce n'est pas obligatoire, n'importe quel morceau de viande, même de volaille, peut convenir.
- BÉTSA : L'oeuf. Il rappelle le 'haguiga, sacrifice du jour de fête (Yom Tov). En choisissant un oeuf,
les sages ont, en même temps, voulu évoquer la destruction du Temple et le deuil qui s'ensuivit (l'oeuf étant un des aliments traditionnnels du deuil). Il se trouve d'ailleurs que le jour de la semaine où tombe le premier jour de Pessah est le même que celui où tombe le 9 Av, date anniversaire de la destrucction de temple de Jérusalem.
- MEROR : Les herbes amères. En général, de la romaineou des endives, nous rappellent la vie amère de nos ancêtres.
- HAROSSÈT : De la racine 'heress, "argile", symbolisant le mortier. Sa composition dépend des différentes tradiitions culinaires des communautés, mais, le plus souvent, l'on trouve les fruits mentionnés dans le Cantique des canntiques (dattes, pommes, noix ) pétris avec du vin.
- KARPASS : Un légume pour le premier trempage, en général du céleri ou du persil.
- L'eau salée, citronnée ou vinaigrée, ne se trouve pas sur le plateau du Seder et rappelle les larmes des opprimés
lesitebyterapi


Il est rapporté dans le Zohar (Bo 40b) :

Celui qui raconte la sortie d'Egypte le soir de Pessa'h, et se réjouit de cette histoire, sera convié à se réjouir avec la Sheh'ina (Présence Divine) dans le Monde Futur. Hashem se réjouit de cette histoire qui est raconté ici bas, et à ce moment précis, Hashem réunit toute Sa cour Céleste et leur dit : « Allez entendre l'histoire que racontent mes enfants et qui me glorifie ! Allez constater à quel point ils se réjouissent du fait que je les ai délivré ! » Tous les Anges du service Divin se rassemblent et rejoignent Israël sur terre afin d'écouter l'histoire glorieuse de la sortie d'Egypte, et afin de constater la joie d'Israël pour avoir été délivrés par le Créateur du Monde. Les anges viennent ensuite glorifié Hashem parce qu'Il a un tel peuple sur terre'

*

Un enseignement de Raban Gamliel
Les 3 mitsvoth de Pessah
Les commandements de Pessah sont liés au manger.
Si le hamets (céréales fermentés) est interdit, trois mets constituent l'essentiel du rite pascal, selon Raban Gamliel.
Chaque élément véhicule ici un symbole fort pour la mémoire juive.


Michna traité Pessahim chapitre 10
[5] : Raban Gamliel enseigne : celui qui n'a pas dit ces trois choses à Pessah n'a pas accompli son devoir religieux, les voici : Pessah (agneau pascal), matsa (pain azyme) et maror (herbes amères). Pourquoi le Pessah [qui veut dire "sauter"] ? Car Dieu sauta audessus des maisons de nos pères en Egypte. Pourquoi la matsa ? Car nos pères furent libérés d'Egypte (et confectionnèrent rapidement des pains azymes). Pourquoi le maror ?
Car les Egyptiens ont rendu amère la vie de nos pères en Egypte.
akadem




LA CEREMONIE DU SEDER


Lecture de la Haggadah : Il faut dans la mesure du possible comprendre, raconter et expliquer la Haggadah. Certains lisent la traduction, mais n'hésitez pas à l'étudier quelques jours avant. Une personne qui ne pourrait lire la Haggadah en hébreu peut la lire en français, surtout soyez vous-mêmes les acteurs de la soirée, n'utilisez pas de cassette, vidéo, de disque ou CD-ROM…du fait que nous sommes un jour de fête, l'utilisation de tous ces outils techniques est interdite.

Les quatre coupes : Chacun doit boire accoudé du coté gauche(pour ne pas avaler de travers), 4 coupes de vin ou jus de raisin, le verre de Kiddouch étant le premier. Chaque convive aura un verre qui doit contenir au minimum 8,6 cl (ou mieux 15 cl). La position accoudée rappelle la situation des hommes libres qui, dans l'Antiquité, mangeaient sur des lits.

La matsa : Chacun doit manger accoudé 30g de Matsa, il est bon de doubler la dose, une comme Motsi, l'autre comme Matsa.

Le maror On ne mange pas les herbes amères en position accoudée, car elles évoquent l'esclavage et non la liberté. Attention le raifort c'est fort, on peut se contenter de n'en consommer que 19 grammes ; quant à ceux qui utilisent la romaine, rappelez-vous que la 'Harossèt ne doit pas masquer l'amertume, même si elle a un bon goût !

Le repas : Après vos 90 grammes de Matsa (30 pour Motsi, 30 pour Matsa, 30 pour le Korekh) et vos 60 g de Maror (30 comme Maror et 30 dans le Korekh) abordez votre souper avec bonne humeur (sans oubliez de remercier nos épouses pour toute cette préparation culinaire), et en gardant une petite place pour l'Afikomane !

L'afikomane : On reprendra 30 g de Matsa en souvenir de l'agneau pascal. On ne peut plus rien manger ou boire après l'Afikomane, excepté les 2 derniers verres, ou de l'eau, à la rigueur un café.

Le verre d'Eliahou Hanavi : Il y a une discussion dans le Talmud pour connaître le nombre de coupes à boire au Séder, 4 ou 5 ? On considère la cinquième coupe comme celle du prophète Elie qui sera l'annonciateur "du jour de l'Eternel grand et redoutable" (cf. Malachie III, 23.)

http://www.sattlers.org/mickey/site/archive/2003/04/images/seder.jpgFin du Séder : Il est bon de finir le Seder avant 1 h 50 ('hatsot laïla) et au moins d'avoir mangé l'afikomane avant cet horaire.
Pour plus de détails sur le déroulement de la soirée, suivez les indications de votre Haggadah qui dans les éditions modernes explicite convenablement, en français et même en phonétique le déroulement de la soirée.
On finira la soirée par des chants ou l'étude, jusqu'au sommeil.




Les étapes du séder


Kadéch, Our'hats, Karpass, Ya'hats, Magid, Ro'hetsa, Motsi Matsah, Maror, Korekh, Choul'han orekh, Tsafoune, Barékh, Hallel, Nirtsa.


Kadéch: on bénit ce saint jour par le Kidouch. Premier verre. On doit boire accoudé.

Our'hats: on se lave les mains pour pouvoir passer à l'étape suivante.

Karpass: on trempe l'oignon dans l'eau salée.

Ya'hats: on casse la Matsah du milieu. Un morceau sera mis de coté (voir Tsafoune).

Magid: on raconte l'histoire de Pessah. Voir hagada. On doit boire le deuxième verre accoudé.

Ro'htsa: on se relave les mains, avec bénédiction.

Motsi: on dit la bénédiction suivante : "Baroukh ata Ado-naï Elohénou mélekh haolame hamotsi lé'heme mine ha-aréts" (puis dire la bénédiction suivante avant de manger la Matsah).

Matsah: on doit également dire la bénédiction suivante : "Baroukh ata Ado-naï Elohénou mélekh haolame achér kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al akhilat Matsah". On doit manger la Matsah accoudé.

Maror: on prend dans la main l'herbe amère et on récite la bénédiction suivante::" Baroukh ata Ado-naï Elohénou mélekh haolam achér kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al akhilat Maror". "On ne mange pas l'herbe amère accoudé".

Korekh: on prend la troisième Matsah on la casse en deux on met de l'herbe amère entre les deux morceaux et l'on dit : "kén assa Hillel bizmane ché-beth hamikdach haya kayame: haya Korekh pessa'h Matsah ou marore véokhel béya'hade. Kémo chénéémar al matsote oumérorime yokhlouhou". On doit manger Le Korekh accoudé.

Choul'han orekh: passer à table pour manger.
Tsafoun: nous prendrons le bout de Matsah que nous avons mis de côté pour le consommer en fin de repas. Minimum 27 Gr par personne.Il faut le manger accoudé, (sinon manger 27 Gr de Matsah une nouvelle fois. Interdiction de boire du vin après cette Matsah, jusqu'au milieu de la nuit, sauf les deux verres de vin restants.

Barékh: dire le birkat hamazone (la prière après manger). Boire le troisième verre accoudé.

Hallel: dire les louanges à D.ieu que nous trouvons dans la Hagada de PESSA'H, Boire le quatrième verre accoudé.

Nirtsa: "si l'on fait tout ceci, on est agréé par D.ieu ".



Erev Pessah - La veille de Pessah

1. La recherche du Hamets : "Bedikat Hamets"

Elle a lieu le 13 Nissan au soir, à la tombée de la nuit soit. La Bedika se pratique de la manière suivante :

    * allumer une bougie
    * réciter la bénédiction d'usage (elle se trouve dans toutes les Hagadot de Pessah)
    * vérifier à l'aide de la bougie les recoins de chaque pièce en recherchant les éventuelles miettes de Hamets
    * pour ne pas revenir " bredouille " de cette recherche, on a l'usage, avant de commencer la Bedika de déposer dans chacune des pièces un ou deux morceaux de pain (en tout une dizaine) que l'on recherchera
    * ces morceaux de pain seront mis de côté dans une boîte ou un chiffon pour être détruits le lendemain
    * la recherche est conclue par une déclaration d'annulation (voir le texte dans la Hagada)
    * le Hamets nécessaire au repas du soir et du lendemain matin est soigneusement gardé pour éviter qu'il ne s'éparpille.

2. La destruction du Hamets : " Biour Hamets "

Elle a lieu le 14 Nissan au matin. Le Hamets doit être détruit selon un des 3 procédés suivants :

    *
      de préférence, le brûler jusqu'à ce qu'il devienne charbon
    *
      sinon l'émietter et le jeter au vent
    *
      ou l'émietter et le jeter à la mer ou dans un fleuve.

Après cette destruction, une deuxième formule d'annulation est répétée (voir Hagada). Dès cet instant, il ne doit plus se trouver dans la maison de trace de Hamets. La " vaisselle Hamets ", soigneusement nettoyée, doit être rangée dans un placard fermé. Les produits contenant du Hamets impropre à la consommation (cirage, encaustique, colle, etc) peuvent être gardés et même utilisés pendant Pessah.


3. Le jeûne des premiers-nés

Lorsque la dixième plaie " Makat Bé'horot " frappa les premiers-nés égyptiens, elle épargna les premiers-nés d'Israël. En témoignage de reconnaissance, les premiers-nés juifs jeûnent le jour du 14 Nissan. Si le premier-né a moins de 13 ans, son père jeûnera à sa place. L'usage est que les filles aînées ne jeûnent pas.

Dispense de jeûne :

La participation effective à une Séoudat Mitsva (repas en l'honneur d'une cérémonie religieuse) dispense du jeûne.

En règle générale, dans la plupart de nos synagogues, le Rabbin organise pour le matin du 14 Nissan, après l'office de Cha'hrit, un Siyoum Masseh'ta (achèvement public de l'étude d'un traité du Talmud). A l'issue de cette étude, les participants sont autorisés à rompre le jeûne.

cisonline

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