Translate

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - R - S - T - U - V - W - Y - Z

AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

LES HABITS DU COHEN GADOL



L'habit du Cohen Gadol: une tunique, un pantalon, une tiare, une ceinture, le pectoral, le tablier,la robe (d'azur) et le diadème.







quiz 1 - 2







Les habits du sacerdoce

Quatre et huit vêtements
La Mishna Yoma traite du service du jour de Kippour [Le terme "Yoma" est l'araméen de "Hayom" : le jour (de Kippour).
Une mishna décrit les habits des prêtres : quatre pour le prêtre de service et huit pour le grand prêtre.



Mishna traité Yoma chapitre 7, mishna 5
Le grand prêtre officiait avec huit habits, et le cohen simple avec quatre habits: une tunique, un pantalon, une tiare, une ceinture. A cela le grand prêtre ajoutait : le pectoral, le tablier, la robe (d'azur) et le diadème. Et c'est par cet appareil que l'on consultait les ourim et toumim.
Et ces consultations ne valaient que pour le roi, le tribunal et lorsque la ommunauté en avait besoin [Ce qui excluait des demandes privées].

Rambam (Maïmonide 1138-1204)
Nos sages ont dit "par eux ont faisait la demande", c'est-à-dire que ne consultait les ourim et toumim que le grand prêtre habillé des huit habits. Et la manière de la demande est comme nous l'avons déjà dit : le grand prêtre tournait son visage vers l'arche d'Alliance, et le demandeur tournait sa face derrière le prêtre, et il demandait "dois-je faire ceci ou non", et le prêtre répondait "fais" ou "ne fais pas", selon ce qu'il voyait sur le pectoral. Car l'ensemble de l'alphabet y était inscrit, puisque y étaient marqués les noms des patriarches ainsi que les noms des douze tribus (ce qui donne tout l’alphabet), et en dessous il était mentionné "tribus de Dieu". Et le cohen devait être prophète. Et c’est une tradition pour nous que tout cohen, qui parle par esprit de sainteté et sur qui réside la Présence divine, peut être consulté; non dans le cas contraire.


Des habits expiatoires

L'un des procédés herméneutiques utilisés par les rabbins est celui de la juxtaposition des versets ou des paragraphes qui n'ont aucun lien a priori.
Sur ce principe le Talmud établit que les habits du grand prêtre avaient une fonction expiatoire. Pour beaucoup de commentateurs, il ne s'agit pas de conduite magique, mais d'une fonction éducative pour rappeler au peuple, à travers les habits du Cohen Gadol, les "péchés capitaux" d'Israël.

Talmud de Babylone traité Zébahim page 88 b
Rabi Iniani fils de Sasson enseigne : pourquoi le chapitre traitant des sacrifices est juxtaposé à celui traitant des vêtements du Cohen? Pour t'enseigner que les habits du Cohen font expiations comme les sacrifices. La tunique fait expiation pour le meurtre, comme il est dit (Gn 37, 31) : "ils immolèrent un chevreau et ils trempèrent la tunique dans le sang" ; le caleçon fait expiation des unions interdites, comme il est dit (Ex 28, 42) : "Fais des caleçons de lin pour couvrir la nudité de leur chair" ; la tiare fait expiation de l'orgueil, d'où savons nous cela? Car Rabbi Hanina enseigne : ce qui se trouve à la hauteur [sommet] du corps fait expiation du regard hautain. La ceinture fait expiation des mauvaises pensées, [car elle se porte au dessus des organes génitaux] ; le pectoral fait expiation des injustices, car il est dit (ibid., 15) "tu feras un pectoral de jugement". Le manteau (éphod) fait expiation de l'idolâtrie, car il est dit (Osée 3, 4) : "sans éphod, et idoles"; la robe fait expiation de la mauvaise langue, d'où le savons-nous? Car Rabbi Hanina enseigne : il est normal que l'élément qui fait du bruit [il y avait des clochettes au bout de cette robe] efface les mauvais bruits. Le diadème d'or fait expiation de l'impudence, en effet pour le diadème il est dit "elle sera le front d'Aaron (Ex 28, 38) et pour l'impudence "tu avais le front d'une prostituée" (Jérémie 3,3).


Le 'hoshen Mishpat:


En français : "le pectoral du jugement", il était sur la poitrine du Cohen Gadol, enchâssé de 12 pierres précieuses, au nombre des Bené -Israél,les 12 tribus , sur eux étaient gravé leurs noms. Aaron et ses successeurs le portait quand il entrait faire la âvoda dans le qodesh qodashim.( le Saint des Saints ) La Thora décrit dans le détail comment tous ces éléments étaient les uns par rapports aux autres, l'idée d'unité revient.

Ce que le Rashi dit du 'hoshen Mishpath:

Shemoth 28:30
"-Et tu mettras sur le pectoral de jugement ('Hoshen HaMishpath) les Ourim et les toummim, et ils seront sur le coeur d'Aaron, quand il entrera devant D.; et Aaron portera le jugement des Benéï -Israél sur son coeur, devant D.,continuellement."

Rashi :
"im laâssoth Davar o lo laâssoth" :
"Pour savoir si on doit faire ou ne pas faire telle chose".
(Le 'hoshen hamishpat possédait les ourim et toummim permettant de consulter la volonté de D., ainsi, dans le Tanakh, si l'on devait partir en guerre ou non, devant des cas difficiles, il y à dans les midrashim beaucoup d'histoires sur le sujet).

Rashi continue:

"Le 'hoshèn fait l'expiation des iniquités dans le jugement"niqra "Mishpat" "Seli'hath HaMishpat"

"Nous appelons "jugement" le "pardon du jugement"(C'est-à-dire que l'expression est une contraction pour le pardon concernant les erreurs dans l'application de la justice).

Plus loin, Rashi explique que le 'hoshèn faisait "meratsèh", en bon Français "propitiation" : rendre HaQadosh Baroukh Hou propice à son peuple, en
agrément et désirable à ces yeux. Il est intéressant de noter que ce n'est pas tout fils d'Iisraél qui y allait de lui-même mais c'était dans la personne d'un Shalia'h Ha Tsibour, un représentant du peuple,s'il faut parler ainsi, consacré pour cela et de la lignée de Levi.

Chaque mot hébraïque a une valeur numérique. Celle du mot ‘Hochen - חשן est de 358, donc égale à celle du mot Machia’h – משיח . Car, le Machia’h aura le pouvoir de juger et de résoudre les problèmes d’Israël simplement par l’inspiration Divine.
Talmud Sanhédrin


A propos des vêtements que portait Aharon Hacohen il est écrit :

« Tu feras des vêtements de sainteté pour Aharon ton frère pour l’honneur et la splendeur…un pectoral, un ‘éfod’, une robe, une tunique brodée, un tiare, une ceinture…ils prendront de l’or et de l’azur, du pourpre, de l’écarlate et du lin…(Dévarim 28 ;2-5). Le Ramban écrit que les vêtements des Cohanim, d’une splendeur royale, étaient principalement destinés à distinguer le Cohen Gadol (Grand Cohen) aux
yeux du peuple et à l’investir d’une aura souveraine.
-On trouve cependant une idée contradictoire au sujet des vêtements des Cohanim. Il est écrit à propos de la tunique du Grand Cohen qu’elle devait être bordée de clochettes d’or et de grenades placées en alternance sur le pourtour de l’ourlet, comme il est dit :
« Elle sera, pour Aharon, pour faire le service; son tintement s’entendra à sa venue vers le sanctuaire devant Hachem et à sa sortie, et il ne mourra pas ». Rabbénou Béh’ayé explique que lorsqu’un homme se présente devant un Roi, le protocole lui interdit d’entrer de façon brusque et inopinée, sous peine de mort. De même, les clochettes d’or qui tintaient au bas de la tunique d’Aharon devaient lui rappeler en permanence la soumission qu’il devait montrer devant Hachem et que c’est seulement avec Sa permission qu’il entrait et sortait « comme des pauvres et des indigents viennent frapper à la porte du Roi ».
Ces vêtements avaient donc pour but de glorifier le Cohen Gadol par leur apparence royale mais également de lui faire prendre conscience de son insignifiance; comment concilier ces deux états d’esprit a priori contradictoires ?
Les vêtements du Cohen Gadol avaient pour but de l’élever parmi tous les Bné Israël afin que le peuple prenne conscience de l’immense valeur du Service Divin. L’objectif n’était pas de faire honneur au Cohen Gadol lui même, mais qu’il soit intermédiaire pour faire honneur au Roi des rois. La tâche devient alors difficile pour Aharon : apprendre à ne pas s’enorgueillir au sein de cette splendeur et de cette majesté, et même savoir cultiver modestie et soumission à Celui que l’on doit réellement honorer.
La solution : les clochettes ! Un rappel permanent de la présence d’Hachem et que c’est Lui qui dispense les qualités de chacun, la richesse, le rang social (Cohen, Levi, Israël)...
Avec une pleine conscience de cette vérité les habits majestueux du Cohen gadol ne sont plus une source d’orgueil pour celui qui les revêt, au contraire ils lui permettront d’être encore plus humble et soumis à l’image de ce Gouverneur qui se « faisait de plus en plus petit » à chaque fois qu’on l’acclamait.



Traité talmudique Erkhine :
« Rabbi Anéni bar Sasson enseigne : ‘Tout comme que les sacrifices apportent l’expiation des fautes, de même les vêtements du Cohen réparent les fautes. La tunique (kétonete) expie le meurtre, comme il est dit : ‘Ils trempèrent la tunique dans le sang’, (Béréchit, 37, 31). Le pantalon (mi’hnassaïm), la dépravation des moeurs, comme il est dit : ‘Fais-leur des pantalons de toile afin de couvrir la nudité de la chair’, (Chémot, 28, 42). La tiare (mitsnéfèt), l’orgueil ; ainsi que l’a enseigné rabbi ‘Hanina quand il a dit : ‘Que vienne ce qui est haut pour pardonner l’action hautaine’. L’écharpe (avnèt) apporte l’expiation des pensées impures qui viennent du coeur (hirhour haLev), puisqu’en effet c’est là qu’elle était attachée. Le pectoral (‘hochen), les mauvais jugements, comme il est dit : ‘Tu feras le pectoral de jugement’, (Chémot, 28, 15). L’éphod, la faute d’idolâtrie, ainsi qu’il est écrit : ‘Sans éphod, ni pénates’, (Osée, 3, 4). Le manteau (méïl), la médisance ; le Saint béni soit-Il a affirmé en effet : ‘Que vienne ce qui est sonore [sur l’ourlet du manteau étaient cousues 72 clochettes d’or, ainsi que 72 grenades d’or, chacune entre chaque clochette- Ndlr.] et qu’il apporte l’expiation de cette action effectuée avec la voix’. La plaque (tsits), l’arrogance, car il est écrit ici : ‘Elle sera sur le front d’Aharon’, (Chémot, 28, 38), et il est écrit là-bas : ‘Tu avais le front d’une pervertie’, (Jérémie, 3, 3) ».

La Tiare en or
Sur le front du Cohen Gadol, vous voyez aussi le Tsits, tiare en or, sur laquelle est gravée la phrase "Sanctifié pour D.ieu". Le nom de D.ieu y est ici gravé avec ses soixante dix lettres



La beauté de l'homme idéal et son vêtement
La beauté de participation (nature d'Israël reliant le bas et le haut)
Il faut se souvenir que le Sanctuaire d’en-bas a son parallèle dans les mondes d’En-Haut, pour comprendre que les vêtements de beauté sont tellement une expression de la beauté de Hachém Lui même que les commentateurs les mettent en rapport direct avec les lettres des noms saints de Hachém (voir toute l'oeuvre du Ari et des Sages qui s'en inspirent); de plus, ils soulignent le fait que l'éphod ne pouvait pas être séparé de l'autre vêtement pour garder la conscience de la relation continue à la source de cette beauté. Toute beauté doit être perçue comme reliée à la source de l'intériorité (pnimioute). Cela est exprimé également par la forme des fenêtres du Temple de Salomon (I Rois 6, 4) qui étaient plus étroites à l'intérieur du Temple qu'à l'extérieur, afin de montrer que le rayonnement vient de l'intérieur et non pas de l'extérieur.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Lire le blog en entier, pretty good